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L’économie d’Annecy et de la Haute-Savoie

Pour comprendre l’attractivé d’Annecy, il faut forcément regarder les chiffres liés à l’emploi et à la génération de richesse. Quatrième département le plus attractif de France, la Haute-Savoie est tirée par Genève qui fait travailler 5% des actifs du département et qui a taux de chômage en deçà de la moyenne du pays. Nombre d’annéciens font le trajet tous les jours vers l’agglomération de Genève mais l’économie locale est dynamique même sans le voisinage de la Suisse.

Les principales zones économiques sont :

  1. Annemasse et la zone frontalière ;
  2. La vallée de l’Arve avec Bonneville et Cluses ;
  3. La rive française du Léman (Évian et Thonon) ;
  4. L’agglomération d’Annecy (qui s’étend jusqu’à Thônes).

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Part de salariés travaillant pour l'export

L’économie annécienne

Étant le chef-lieu du département, Annecy accueille de nombreux organismes financiers et économiques tels que l’Agende économique départementale, la CCI, la Chambre de métiers et de l’artisanat, le Tribunal de commerce.

Avec plus de 7000 entreprises pour Annecy (le Annecy historique avant la fusion avec les communes proches), Annecy est comme beaucoup de grandes agglomérations : le secteur des services y est très important (plus de 71% des établissements), le service public représente 18%. L’industrie représente 3,5% des établissements (mais beaucoup de personnes y travaillent). La construction 5% et l’agriculture même pas 1%.

Parmi les grandes entreprises installée sur l’agglomération d’Annecy, on peut citer : Salomon, Fusalp ou Millet pour le sport, Sopra pour l’informatique, Dassault, Alcatel Vacuum Technology et Stäubli pour les hautes technologies, Maped, Tefal et Mobalpa pour la maison, NTN SNR pour l’industrie ou encore Entremont pour l’agro-industrie.

Annecy a plus de cadres, professions intellectuelles, professions intermédiaires et employés que le reste du pays. À l’inverse, agriculteurs et ouvriers sont moins nombreux que la moyenne en France.

L’économie du département

La Haute-Savoie dispose d’entreprises importantes (en plus de celles citées plus haut) : Évian, Bayer, Galderma, Botanic, SPX, Pilot, Péchiney Rhenalu, Eider, Dynastar, Vulli,  Somfy… Rien que pour le secteur de la recherche, c’est plus 200brevets qui sont déposés chaque année.

L’industrie

De tradition artisanale, l’histoire de l’industrie en Haute-Savoie passe par l’horlogerie et surtout par la mécanique et plus récemment par la mécatronique et le décolletage. Beaucoup de PME très pointues, performantes et exportatrices siègent dans la vallée de l’Arve (plus de 60% du décolletage français provient de la vallée de l’Arve).

Les services

Avec plus de 40% des salariés qui travaillent dans les services, la Haute-Savoie assure beaucoup de fonctions support à l’industrie mais aussi au service du tourisme (hébergement, restauration, tourisme). Au total, ce sont plus de 630000 lits qui sont disponibles.

L’agriculture

La Haute-Savoie produit de la viande (ovins, bovins, porcins, volailles), des légumes et du maïs mais surtout :

  • du fromage : le reblochon, la tomme de Savoie, l’Abondance, la Tome des Bauges, l’Emmental ;
  • des fruits : pommes et poires, framboises ;
  • des vins régionaux.

La filière bois, importante dans le département qui est couvert à plus de 40% par des forêts, fait travailler 2000 entreprises. Le bois sert à l’industrie, au bois d’oeuvre et à l’énergie.

Les commerces

Presque 10000 entreprises de Haute-Savoie travaillent dans le secteur du commerce. Les zones commerciales sont nombreuses et plus de 600 établissement de 300m2 se partagent le territoire. Le « Grand Épagny », zone commerciale majeure implantée au Nord d’Annecy attire quotidiennement des acheteurs de tous les départements proches.

Malgré ces mastodontes, 84% des commerces sont encore des « petits commerces ».

Tensions et disparités locales

Avec une population qui a doublé en 40 ans, la Haute-Savoie doit gérer sa popularité. L’afflux massif de personnes nécessite e nombreux ajustements. Néanmoins, le département résiste bien aux soubressauts économiques grâce au dynamisme de la sphère présentielle et l’emploi croît plus vite que dans le reste de la région.

Le niveau de vie des Haut-Savoyards est le deuxième de France derrière l’Île de France et plus élevé de 20% par rapport à la moyenne du pays.

Conséquences négatives, une forte consommation foncière avec la construction de logements neufs, des coûts de logements en hausse, des temps de transport à la hausse, des inégalités en croissance, des horaires de travail décousus (seulement un haut-savoyard sur 2 travaille du lundi au vendredi aux horaires de bureaux) et toujours plus de voitures. La bonne santé de l’économie liée au tourisme est fortement dépendante de la météo (il faut qu’il neige en hiver et comme la majorité des stations sont situées en moyenne altitude, le réchauffement climatique incite à trouver d’autres alternatives à la neige pour faire fonctionner le tourisme de montagne).

Sources : CCI, département (plan Haute-Savoie 2030 et observatoire départemental notamment), ministère du travail